Le fond de la communication

mercredi 3 décembre 2025

Notre bavardage continuel et pléthorique ne se justifie pas par la volonté ou la nécessité de transmettre à autrui des informations. Ce n’est qu’un prétexte. Sa fonction régulière n’est pas qu’autrui comprenne ce que nous disons, mais qu’il nous renvoie des signes de sa compréhension, ce qui conforte, par la reconnaissance qu’il manifeste ainsi de notre statut d’énonciateur, notre prétention à la subjectité. Ce à quoi il se prête généralement sans réserve puisqu’il attend la même chose de notre part.

— 
Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Il y en aura pour tout le monde
(24 octobre 2026)

Les arrière-mondes croissent et s’étendent à proportion du ressentiment que nous accumulons contre le monde, comme une forme de vengeance mesquine à son encontre. Autant dire que notre époque leur (…)

Une simple histoire d’effets
(21 octobre 2026)

Le fait pour une opinion de produire des effets ne prouve rien quant à sa prétendue vérité, mais seulement sa capacité à produire des effets. Tout au plus peut-on y voir une indication de son (…)

Radiographie du selfie
(17 octobre 2026)

Le selfie est l’emblème et l’opérateur d’une double dévalorisation qu’il s’efforce vainement de conjurer par la visibilité virale que lui offrent les réseaux sociaux. Dévalorisation d’abord du soi (…)

Jusqu’à la lie
(14 octobre 2026)

Nous en sommes arrivés à un tel niveau de ressentiment global que non contents de condamner le présent, aussi bien au nom de dérives avérées que supposées, lorsqu’elles ne sont pas carrément (…)