Neutralisation

samedi 26 mars 2022

On peut neutraliser une œuvre d’au moins deux façons. Soit en la jugeant sur la base des critères esthétiques du temps, ce qui revient à rabattre ses qualités singulières sur le goût prédominant du présent, ou du passé tel que le reconstruit abusivement celui-ci. Soit en la jugeant sur ses supposés contenus moraux, ce qui la cantonne à n’être que l’illustration plus ou moins aboutie de la moralité de l’époque. L’art use le plus souvent de la première manière, l’activisme politique de la seconde.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Hauteurs illusoires
(1er février 2023)

Il n’y a pas de métadiscours venant fonder, expliquer ou justifier le discours. Il finit toujours, en dépit de ses prétentions, souvent après bien des détours et des contorsions dont il use et abuse (...)

Un rai de lumière dans l’obscurité
(28 janvier 2023)

Toute perception implique inévitablement une mise en forme de ce qui y est perçu comme évidence, une conformation aux critères de perception spécifiques qui y opèrent et qui sont le plus souvent (...)

Ca ne colle pas !
(25 janvier 2023)

Le jugement que nous portons, en général sans guère de vergogne, sur autrui est non seulement toujours au moins en partie faux parce qu’il n’est qu’une projection de l’image que nous nous faisons de (...)

Se refaire un prénom
(22 janvier 2023)

Drôle de jeu auquel se livrent opposants politiques et syndicalistes (qui bien souvent sont les mêmes). Jugez plutôt ! Les candidats « accédant aux responsabilités » (sic) voient disparaître leur (...)