Question de point de vue

lundi 27 décembre 2021

Nous ne comprenons pas plus autrui qu’il ne nous comprend. D’ailleurs nous ne nous comprenons même pas nous-mêmes. Nous ne faisons qu’évoluer au milieu d’un ensemble d’images projetées, celle que nous nous faisons de nous-mêmes, celle que nous nous construisons d’autrui à la ressemblance de la première et celle qu’il se fait de nous à la sienne. Et nous croyons nous comprendre lorsque ces images, sous l’effet contraignant de la commune culture, en viennent à coïncider un peu. Et nous nous instituons victime de l’incompréhension si elles diffèrent trop les unes des autres – ce qui est le cas le plus courant et constitue un des moteurs les plus sûrs de notre ressentiment généralisé. Alors que nous devrions nous réjouir de cette incompréhension comme d’une marque de notre singularité.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

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(9 septembre 2026)

Au fond de toute réaction il y a du ressentiment : on en veut de sa simple existence à ce à quoi on réagit. On ne peut pas le surmonter par sa propre affirmation, alors on s’y oppose. — Par BLOOM

Jardin d’enfants
(5 septembre 2026)

Un des symptômes les plus visibles de notre infantilisation galopante consiste à réclamer haut et fort notre droit à l’autonomie lorsque celle-ci ne nous coûte aucun effort, mais à exiger l’aide (…)

A l’étroit
(2 septembre 2026)

Nous ne percevons que ce que nous permet notre perception et selon les modalités qu’elle nous impose. D’où on doit conclure à la relative exiguïté de notre monde. — Par BLOOM

Donnant-donnant
(29 août 2026)

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