Compassion

mercredi 29 janvier 2025

En tout compatir s’éprouvent au moins trois plaisirs. D’abord celui de ne pas être affecté par la souffrance de l’autre. Ensuite celui pris, si minime soit-il, à cette souffrance. Enfin celui découlant du sentiment de force accompagnant la manifestation de la compassion. Ce qui n’est en rien incompatible avec le fait que les effets de cette compassion puissent être bénéfiques pour qui elle vise. Mais la prive définitivement de toute prétention morale.

— 
Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Nous nous sommes tant aimés
(27 mai 2026)

Ce que nous reprochons fondamentalement à la science, surtout depuis qu’elle l’a irrémédiablement démontré, et qui fait que nous nous détournons à nouveau d’elle après nous y être voués, est son (…)

On change d’église
(23 mai 2026)

L’entêtement que nous mettons à doter le monde d’un sens, qui de plus nous concerne, montre malheureusement qu’en dépit de notre prétention à l’avoir accompli le meurtre de dieu reste pour nous de (…)

Mise en art
(20 mai 2026)

Lorsque l’art se retrouve dépendant des lieux où on l’exhibe, quand il n’est pas carrément conditionné par eux, on ne peut plus y trouver d’œuvres mais une pure mise en scène de ce que la commune (…)

Sérieusement ?
(16 mai 2026)

On confond souvent la gravité et le sérieux alors que la première n’est qu’une approximation simpliste qui se prend au sérieux et se donne des airs sérieux. Le sérieux, pour l’être réellement, ne (…)