Compassion

mercredi 29 janvier 2025

En tout compatir s’éprouvent au moins trois plaisirs. D’abord celui de ne pas être affecté par la souffrance de l’autre. Ensuite celui pris, si minime soit-il, à cette souffrance. Enfin celui découlant du sentiment de force accompagnant la manifestation de la compassion. Ce qui n’est en rien incompatible avec le fait que les effets de cette compassion puissent être bénéfiques pour qui elle vise. Mais la prive définitivement de toute prétention morale.

— 
Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Faux espoir
(14 février 2026)

On ne convainc jamais autrui par la force de ses raisonnements, mais parce que de quelque façon on a réussi à satisfaire un de ses affects. Ce qui explique que la conviction soit cause de tant de (…)

Au rebut !
(11 février 2026)

Lorsque la morale se retourne contre ceux qui l’édictent et qui en usent pour conformer les comportements globaux du plus grand nombre à leur avantage, et qu’elle les oblige à se plier aux mêmes (…)

La loi du discours
(7 février 2026)

La discursivité et la loi ont fondamentalement un rapport très étroit. De manière évidente pour la seconde puisqu’elle n’existe et ne peut avoir d’effets que par les discours qui l’énoncent et la (…)

Résurgences
(4 février 2026)

La violence matérielle, en dépit de ce que prétendent les discours populistes qui cherchent à capitaliser du ressentiment pour en faire un marchepied à leurs désirs d’exercice des pouvoirs, est en (…)