De l’autre côté

mercredi 5 novembre 2025

Il arrive un moment où tout ce qui fait effectivement œuvre dans le monde ne parvient plus à faire barrage au déferlement de la médiocrité et de l’ignominie de l’espèce, décuplée par les dispositifs technologiques mis à sa disposition. Et où celui-ci l’intègre à son déploiement en le noyant dans la quantité pure qui lui donne sa force. Et ce moment nous l’avons déjà dépassé. Ce qui par ailleurs ne constitue pas une raison de l’accepter ni de participer au désastre qu’il ouvre.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM

Sénilité
(25 mars 2026)

Faire tourner l’adversité à notre profit, comme moyen d’exercer notre puissance singulière, nous l’avons désappris, nous vieux européens. Parce que nous ne sommes même plus capables d’entendre (…)