Déparler

mercredi 29 mai 2024

Si on laisse une langue parler sans examen, elle ne dit que les discours de l’exercice global des pouvoirs, qui disent le monde qu’il veut à travers eux. Il faut la faire un peu déparler pour la sortir singulièrement de cette emprise culturelle, que nous partageons, et essayer d’y dire aussi notre individuation. Pour qu’elle ne soit pas qu’une obligation mais aussi, un peu, une affirmation.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Le ventre de la bête
(27 juin 2026)

Rien n’autorise plus largement les excès de l’exercice global des pouvoirs que le ressentiment qu’il provoque et entretient auprès du plus grand nombre à l’encontre de certains individus ou (…)

Cousinage
(24 juin 2026)

L’indignation bruyante, publique, outrancièrement moralisatrice, n’est que le moyen de masquer l’indignité qui, pour conserver son confort, se refuse à agir directement contre ce qu’elle dénonce. (…)

Extinction des feux
(20 juin 2026)

Toute bougie qui est sur sa fin, qui va s’éteindre, charbonne inévitablement, voit sa mèche s’engluer dans sa cire. Il est plus digne et plus opportun de la moucher avant. — Par BLOOM

Gain de temps
(17 juin 2026)

Il vaut encore mieux être ignoré que compris. On s’épargne ainsi le temps perdu à corriger les malentendus. — Par BLOOM