Des usages de l’autre

mercredi 9 novembre 2022

L’autre nous est utile à susciter l’errance de notre désir par imitation du sien - ce qui est à la racine de toute mode. Il nous sert aussi bien de bouc émissaire pratique pour nous décharger du ressentiment que nous éprouvons envers le monde parce qu’il ne se plie pas suffisamment à ce désir. Et enfin nous le chargeons de nos propres défauts, erreurs et inconséquences autant qu’il nous est possible pour éviter d’en porter la responsabilité.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM