Domination

samedi 13 décembre 2025

Ce qui fait qu’au fond il n’y a pas de véritable raison de se battre pour ceux qu’on qualifie de dominés, c’est que s’ils étaient aux places qu’occupent ceux qu’on appelle dominants ils se comporteraient exactement de la même façon. Parce qu’ils ne sont ni plus respectables ni plus méritants. Outre le fait qu’ils ne cherchent finalement qu’à prendre la place de ces derniers et certainement pas à supprimer tout système de domination – c’est notre grégarité qui nous l’impose comme nécessité fonctionnelle. Et que de plus on ne peut réellement rejeter une éventuelle domination que par ses propres moyens, sinon on ne fait qu’en changer les modalités. Et qu’enfin aucune domination n’est jamais univoque mais résulte de la fixation de rapports de forces contingents mais dans lesquels chacun est partie prenante.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Mouton enragé
(1er juillet 2026)

Le ressentiment est de nature fondamentalement grégaire parce qu’il se renforce systématiquement du fait de la justification qu’il trouve d’être partagé par la foule. — Par BLOOM

Le ventre de la bête
(27 juin 2026)

Rien n’autorise plus largement les excès de l’exercice global des pouvoirs que le ressentiment qu’il provoque et entretient auprès du plus grand nombre à l’encontre de certains individus ou (…)

Cousinage
(24 juin 2026)

L’indignation bruyante, publique, outrancièrement moralisatrice, n’est que le moyen de masquer l’indignité qui, pour conserver son confort, se refuse à agir directement contre ce qu’elle dénonce. (…)

Extinction des feux
(20 juin 2026)

Toute bougie qui est sur sa fin, qui va s’éteindre, charbonne inévitablement, voit sa mèche s’engluer dans sa cire. Il est plus digne et plus opportun de la moucher avant. — Par BLOOM