Pas d’issue
(30 mai 2026)
La jeunesse et la vieillesse sont des âges de déraison. La première par présomption, la seconde par débilité. Et entre les deux règne l’inconséquence. — Par BLOOM
samedi 8 novembre 2025
Il y a un individualisme conséquent, qui s’efforce de mener son existence selon ce qui lui convient singulièrement en assumant les conséquences, éventuellement dommageables, de son attitude lorsque celle-ci entre en conflit avec les règles communes du groupe érigées en droit par celui-ci, tout individu humain appartenant inévitablement à un groupe, si réduit soit-il. D’où il découle qu’il n’y a jamais d’individualisme absolu, parce qu’il est nécessairement tempéré par la nécessité d’une grégarité minimale, des contraintes qu’elle impose et des risques qu’il y a à ne pas s’y plier. Et de plus en plus aujourd’hui un individualisme inconséquent, qui a la même visée que le premier mais n’entend plus en assumer aucun risque, réclamant pour y parvenir de voir ce qui lui convient singulièrement devenir un droit qui s’impose à tous, et se posant en victime lorsqu’il n’obtient pas satisfaction. Inconséquent parce que privé de la puissance de s’affirmer singulièrement, mais aussi parce que de ce fait insidieusement grégaire.
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Par BLOOM
La jeunesse et la vieillesse sont des âges de déraison. La première par présomption, la seconde par débilité. Et entre les deux règne l’inconséquence. — Par BLOOM
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