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samedi 13 janvier 2024

Puisqu’individuellement nous n’avons pas la capacité de résister à notre hybris, à notre vanité et à nos rancœurs, il nous a fallu instituer une organisation globale de l’exercice des pouvoirs qui les cadre et les canalise – quelque forme qu’elle prenne par ailleurs, et nous y plier pour éviter le chaos de la guerre permanente de tous contre tous. Solution par défaut, dont la permanence pourrait bien être remise en cause par la prolifération technologique qui fournit désormais à chacun les moyens de sa démesure.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Leçon de modestie
(8 avril 2026)

En dépit de nos prétentions, de notre science et de nos technologies, nous ne savons effectivement que très peu de choses. Et ce peu devrait nous inciter à prendre la mesure de l’étendue de notre (…)

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)