Un mauvais coton

mercredi 10 avril 2024

On peut mesurer à quel point notre monde se porte mal au fait que de plus en plus nous n’y avons plus guère d’alternative qu’entre ce qui ne nous convient pas beaucoup et ce qui ne nous convient pas du tout. Et que le plus souvent nous y faisons le choix de la seconde option au seul prétexte que nous ne l’avons pas encore essayée et que les autres nous ont déçues des illusions qu’entretiennent nos inconséquences.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

On ne peut qu’y croire
(29 novembre 2025)

Nous sommes à ce point attachés à l’hypothèse de la présence effective du sens – c’est elle seule qui fait monde – que lorsqu’il nous semble en déceler un dans le monde nous lui accordons (…)

Morale guerrière
(26 novembre 2025)

On ne fait la guerre ni pour des raisons morales ni en respectant de quelconques règles se rapportant à une quelconque morale, mais pour des questions de rapports de forces, à conserver ou à (…)

Une question de propreté
(22 novembre 2025)

Bien souvent le manque de qualité, voire l’indignité des personnes avec lesquelles vous seriez amené à combattre pour une cause vous dégoûte de celle-ci, parce qu’ils suffisent à la salir. — (…)

Le diable est dans les détails
(19 novembre 2025)

Nos civilisations occidentales sont devenues des civilisations du particulier, du détail. Pas de la singularité, qu’elles poursuivent toujours plus de leur entreprise généralisée d’exclusion, (…)