Déchéance

samedi 30 novembre 2024

Notre plus grave inconséquence politique est de vouloir que les pouvoirs globaux ne s’exercent qu’à notre avantage personnel et selon nos désirs propres sans pour autant en supporter aucune obligation ni responsabilité. Ce qui revient sans le dire à réduire la politique à n’être plus que le déversoir nauséabond de nos ressentiments, ce pourquoi tout à la fois elle nous fascine et nous répugne. Comportement qui fait le lit de tous les autoritarismes, jusqu’aux plus extrêmes et brutaux.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM

Sénilité
(25 mars 2026)

Faire tourner l’adversité à notre profit, comme moyen d’exercer notre puissance singulière, nous l’avons désappris, nous vieux européens. Parce que nous ne sommes même plus capables d’entendre (…)