Déchéance

samedi 30 novembre 2024

Notre plus grave inconséquence politique est de vouloir que les pouvoirs globaux ne s’exercent qu’à notre avantage personnel et selon nos désirs propres sans pour autant en supporter aucune obligation ni responsabilité. Ce qui revient sans le dire à réduire la politique à n’être plus que le déversoir nauséabond de nos ressentiments, ce pourquoi tout à la fois elle nous fascine et nous répugne. Comportement qui fait le lit de tous les autoritarismes, jusqu’aux plus extrêmes et brutaux.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Même pas méchant !
(23 septembre 2026)

L’homme globalement n’est pas méchant. Non pas que l’envie lui en manque, mais il ne dispose pas de suffisamment de puissance pour l’être. Il n’est donc que mauvais, c’est-à-dire qu’il prend un (…)

Principe de précaution
(19 septembre 2026)

On ne peut avoir d’indulgence pour autrui que si on a instauré avec lui une distance suffisante pour nous garantir de ne pas devoir en supporter les conséquences. — Par BLOOM

Trop tard !
(16 septembre 2026)

Une interprétation possible de la dépression post partum : que le corps se rende compte, de façon inconsciente, de l’erreur qu’il a commise en faisant croître l’espèce. — Par BLOOM

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM