Détestations

mercredi 15 décembre 2021

L’essentialisation de nos détestations, qui se marque à ce que les discours qui les manifestent comportent de moins en moins d’objets déterminés a priori auxquels les appliquer, loin de signaler leur affaiblissement les dote d’une plasticité qui leur permet de s’adapter selon les circonstances à n’importe quel objet. Elle renvoie directement à une augmentation globale du ressentiment dans les populations qui les porte à trouver des boucs émissaires n’importe où et à n’importe quel prix.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Sur le fléau de la balance
(4 juillet 2026)

Ce qui plaide le plus sûrement contre la vie humaine est sa médiocrité globale et le dégoût qu’elle peut inspirer. Ce qui néanmoins plaide le plus en sa faveur est que même lorsqu’on en a (…)

Mouton enragé
(1er juillet 2026)

Le ressentiment est de nature fondamentalement grégaire parce qu’il se renforce systématiquement du fait de la justification qu’il trouve d’être partagé par la foule. — Par BLOOM

Le ventre de la bête
(27 juin 2026)

Rien n’autorise plus largement les excès de l’exercice global des pouvoirs que le ressentiment qu’il provoque et entretient auprès du plus grand nombre à l’encontre de certains individus ou (…)

Cousinage
(24 juin 2026)

L’indignation bruyante, publique, outrancièrement moralisatrice, n’est que le moyen de masquer l’indignité qui, pour conserver son confort, se refuse à agir directement contre ce qu’elle dénonce. (…)