Du progrés

mercredi 10 juin 2026

L’erreur fondamentale que nous commettons concernant les affaires humaines consiste en ce que nous considérons, implicitement le plus souvent, que l’homme a un fond bienveillant dont seules les circonstances où il se trouve placé empêchent l’expression. Et qu’une amélioration de ces dernières, en particulier par le confort que nous apporte la technologie, permettrait sa manifestation. Mais l’homme ne dispose pas d’assez de puissance singulière pour se permettre la bienveillance. Son impuissance et sa médiocrité générique le vouent à une malveillance tenace, envers ses semblables et envers le monde, et il n’use de la technologie que comme moyen de la mettre en œuvre plus systématiquement et férocement. Se dévoile là le fondement de toutes les illusions progressistes.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

La bonne raison
(4 mars 2026)

Beaucoup se désolent de ce que l’homme soit mauvais. Comme si se désoler d’une évidence pouvait y changer quoi que ce soit. Par contre on peut tout à fait se désoler de ce qu’il ne le soit (…)

Tout-à-fait inutile
(28 février 2026)

Penser n’a pas à être justifié de quelque manière que ce soit. Et surtout pas par l’utilité que ça pourrait avoir pour qui que ce soit, y compris pour qui pense. — Par BLOOM

Le sens du combat
(25 février 2026)

On ne combat jamais que des nécessités arbitraires et circonstanciées, pour les remplacer par d’autres de même facture mais qui nous semblent nous convenir mieux. — - Par BLOOM

De la nouvelle sorte de désert
(21 février 2026)

Avant on parlait dans le désert lorsque son discours se perdait dans le vide environnant des auditeurs potentiels. Aujourd’hui on parle dans le bruit toujours plus envahissant produit par leurs (…)