Fausse dignité

mercredi 15 juin 2022

C’est participer au commun mensonge et à sa propagation que considérer que le travail accorde une quelconque dignité à ceux qui l’exécutent. Parce que même dans les cas où il répond plus ou moins à certains de leus intérêts singuliers, il les oblige systématiquement à se plier à des contraintes externes pour parvenir à satisfaire aux besoins de leur subsistance et à leurs désirs de consommation, sans avoir de réelle possibilité d’y déroger sous peine d’exclusion du groupe. Nécessité n’est pas dignité. Cette moralisation du travail n’est qu’un moyen de rendre ces contraintes moins visiblement indignes, donc généralement plus supportables.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Principe de précaution
(19 septembre 2026)

On ne peut avoir d’indulgence pour autrui que si on a instauré avec lui une distance suffisante pour nous garantir de ne pas devoir en supporter les conséquences. — Par BLOOM

Trop tard !
(16 septembre 2026)

Une interprétation possible de la dépression post partum : que le corps se rende compte, de façon inconsciente, de l’erreur qu’il a commise en faisant croître l’espèce. — Par BLOOM

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM

Faut-il réagir ?
(9 septembre 2026)

Au fond de toute réaction il y a du ressentiment : on en veut de sa simple existence à ce à quoi on réagit. On ne peut pas le surmonter par sa propre affirmation, alors on s’y oppose. — Par BLOOM