Il y a comme un doute

samedi 11 mars 2023

L’utopie est infréquentable parce qu’elle porte toujours en elle, de façon plus ou moins explicite, la certitude des lendemains qui chantent, du progrès assuré et de la vérité à laquelle il ne peut que conduire. Ce qui n’implique pas pour autant qu’il faille se satisfaire systématiquement du statu quo et y adhérer comme à une autre vérité tout aussi immuable. Mais que tout ce qu’on entreprend pour s’en écarter ou le modifier doit être empreint d’un doute constant, celui même qui vise le statu quo et pousse à s’en éloigner. Parce que lui seul manifeste la contingence et l’incertitude de nos entreprises et est susceptible de nous y faire renoncer lorsqu’elles deviennent trop évidemment désastreuses.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

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(18 juillet 2026)

Nous étions persuadés d’avoir tué dieu tant que nous avons pu croire que notre science nous donnerait les moyens de maîtriser intégralement le monde. Mais celle-ci, en dépit de la quantité (…)

Double détente
(15 juillet 2026)

On ne piétine jamais avec autant de hargne et de violence que les idoles qui nous ont déçu. D’abord parce qu’elle n’ont pas répondu à notre attente. Ensuite parce qu’elles font douter de toute (…)

L’arroseur arrosé
(11 juillet 2026)

Lorsqu’on se bat pour des idées c’est que celles-ci ont déjà vaincu en nous toute singularité. — Par BLOOM

Tous les chemins mènent à Rome
(8 juillet 2026)

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