Qui est là ?

mardi 11 janvier 2022

Nous ne sommes jamais réellement nous-mêmes. D’abord parce que nous ne sommes au monde qu’avec le retard que nous impose la perception de celui-ci. Ensuite parce que nous n’y sommes jamais tout à fait le même selon les circonstances auxquelles il nous confronte et qui ne cessent de changer. Seule la trace mnésique nous procure l’illusion de notre identité et elle est d’une fiabilité largement limitée.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Substitution
(6 décembre 2025)

Le signifiant est toujours premier au regard du signifié, qu’il institue par la signification que la langue donne aux discours qu’elle tient sur le réel pour en faire un monde. Opération que (…)

Le fond de la communication
(3 décembre 2025)

Notre bavardage continuel et pléthorique ne se justifie pas par la volonté ou la nécessité de transmettre à autrui des informations. Ce n’est qu’un prétexte. Sa fonction régulière n’est pas (…)

On ne peut qu’y croire
(29 novembre 2025)

Nous sommes à ce point attachés à l’hypothèse de la présence effective du sens – c’est elle seule qui fait monde – que lorsqu’il nous semble en déceler un dans le monde nous lui accordons (…)

Morale guerrière
(26 novembre 2025)

On ne fait la guerre ni pour des raisons morales ni en respectant de quelconques règles se rapportant à une quelconque morale, mais pour des questions de rapports de forces, à conserver ou à (…)