Qui est là ?

mardi 11 janvier 2022

Nous ne sommes jamais réellement nous-mêmes. D’abord parce que nous ne sommes au monde qu’avec le retard que nous impose la perception de celui-ci. Ensuite parce que nous n’y sommes jamais tout à fait le même selon les circonstances auxquelles il nous confronte et qui ne cessent de changer. Seule la trace mnésique nous procure l’illusion de notre identité et elle est d’une fiabilité largement limitée.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Le caillou dans la chaussure de la signifiance
(24 décembre 2025)

Le problème du langage, et donc de toute langue, n’est pas le signifiant – il en a pléthore, quitte à l’inventer lorsque nécessaire. Mais de lui faire correspondre de façon suffisamment efficace (…)

Dépérissement
(20 décembre 2025)

Toute langue n’a d’autre référence, en dépit de sa prétention à dire la vérité du réel, que son propre système de fonctionnement. Lorsqu’elle dit cette supposée vérité, elle ne fait que doubler, (…)

Mauvaise pente
(17 décembre 2025)

Nous ne sommes si prompts à asservir, à nous asservir et à nous laisser asservir que parce que nous sommes une espèce grégaire. Et que cette grégarité requiert nécessairement une servitude (…)

Domination
(13 décembre 2025)

Ce qui fait qu’au fond il n’y a pas de véritable raison de se battre pour ceux qu’on qualifie de dominés, c’est que s’ils étaient aux places qu’occupent ceux qu’on appelle dominants ils se (…)