Rapports au temps

mercredi 7 décembre 2022

Le rapport que nous entretenons culturellement avec la temporalité a profondément changé. Nous nous écartons de plus en plus de chronos parce que nous ne voulons plus de la déchéance et de la mort qu’il implique. Nous réclamons à cors et à cris les bénéfices liés aux opportunités de kairos mais sans vouloir faire les efforts qu’ils requièrent pour les saisir lorsqu’il passe à notre portée. Quant à aion nous ne voulons même plus en entendre parler parce qu’il nous impose une singularité qui contrevient trop fortement à notre paresse fonctionnaliste. Symptômes convergents de notre infantilisation galopante.
— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Un oubli fréquent
(18 février 2026)

La dignité est la qualité que l’homme est enclin à perdre le plus facilement, pour autant qu’il en ait disposé auparavant. Il suffit qu’il croie à la promesse d’obtenir par là un bénéfice matériel (…)

Faux espoir
(14 février 2026)

On ne convainc jamais autrui par la force de ses raisonnements, mais parce que de quelque façon on a réussi à satisfaire un de ses affects. Ce qui explique que la conviction soit cause de tant de (…)

Au rebut !
(11 février 2026)

Lorsque la morale se retourne contre ceux qui l’édictent et qui en usent pour conformer les comportements globaux du plus grand nombre à leur avantage, et qu’elle les oblige à se plier aux mêmes (…)

La loi du discours
(7 février 2026)

La discursivité et la loi ont fondamentalement un rapport très étroit. De manière évidente pour la seconde puisqu’elle n’existe et ne peut avoir d’effets que par les discours qui l’énoncent et la (…)