Une question de préférence

samedi 27 septembre 2025

On s’interroge sans fin sur les raisons de notre inaction globale face au désastre écologique qui va frapper notre espèce, et chacun y va de son explication. Alors qu’il n’y en a qu’une, qui est que chacun préfère conserver paresseusement son petit confort matériel et intellectuel immédiat, fut-ce au prix d’une disparition future annoncée qu’il ne pourrait éviter qu’en y renonçant, au moins partiellement. Et c’est encore une forme d’attachement à ce confort que d’y voir une question morale alors qu’il ne s’agit que d’une commune médiocrité s’exprimant enfin sans retenue.

— 
Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Peu engageante
(31 décembre 2025)

La raison ne nous séduit si peu que parce qu’elle offre peu de prises au ressentiment et à sa satisfaction rapide. — Par BLOOM

Trop tard
(27 décembre 2025)

L’obtention, la conservation et l’extension de ce que nous considérons être notre confort, matériel et intellectuel, est ce qui nous conduit le plus sûrement aux pires renoncements. Dont nous ne (…)

Le caillou dans la chaussure de la signifiance
(24 décembre 2025)

Le problème du langage, et donc de toute langue, n’est pas le signifiant – il en a pléthore, quitte à l’inventer lorsque nécessaire. Mais de lui faire correspondre de façon suffisamment efficace (…)

Dépérissement
(20 décembre 2025)

Toute langue n’a d’autre référence, en dépit de sa prétention à dire la vérité du réel, que son propre système de fonctionnement. Lorsqu’elle dit cette supposée vérité, elle ne fait que doubler, (…)