D’un écueil l’autre

mercredi 9 février 2022

Il vaut toujours mieux être incompris que mal compris. Dans le premier cas on n’affronte que l’indifférence, qui n’est in fine que notre lot commun dans ce monde, alors que dans le second on doit faire face à une transformation indue de ce qu’on pense, ce qui est toujours plus difficile à supporter bien qu’il soit illusoire de s’attendre jamais à une quelconque réelle compréhension. D’autant plus si la mauvaise compréhension entraîne reconnaissance et succès, parce qu’elle flatte alors dangereusement les prétentions de notre vanité.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Douce violence
(2 mai 2026)

Nous sommes devenus à ce point impuissants qu’il nous faut désormais justifier tout usage de la violence par une cause morale. En oubliant que toute morale est déjà la formalisation, au moins (…)

Comment beaucoup de mensonges font une vérité
(29 avril 2026)

Notre survie effective, en tant qu’espèce, dans le monde, dépend intégralement du mensonge. Mensonge quant aux contenus de celui-ci et à ses fonctionnements au regard des survenirs singuliers du (…)

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs
(25 avril 2026)

On dit avec raison que la peur est mauvaise conseillère. Parce que c’est un sentiment désagréable, inconfortable, dont on cherche à se débarrasser au plus vite, et par conséquent par des moyens le (…)

Le bâton sans la carotte
(22 avril 2026)

Le remords est le bâton qu’on se donne à soi-même lorsqu’on a suffisamment intégré les règles qu’impose la morale commune, et qu’on se sent obligé de suivre. C’est la voix du maître qui parle en (…)