D’un écueil l’autre

mercredi 9 février 2022

Il vaut toujours mieux être incompris que mal compris. Dans le premier cas on n’affronte que l’indifférence, qui n’est in fine que notre lot commun dans ce monde, alors que dans le second on doit faire face à une transformation indue de ce qu’on pense, ce qui est toujours plus difficile à supporter bien qu’il soit illusoire de s’attendre jamais à une quelconque réelle compréhension. D’autant plus si la mauvaise compréhension entraîne reconnaissance et succès, parce qu’elle flatte alors dangereusement les prétentions de notre vanité.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM