Déception

samedi 8 juillet 2023

A proprement parler il n’y a pas de vérités scientifiques parce que les preuves qu’on peut y apporter et qui y sont nécessaires y restent toujours susceptibles d’être remises en question. La science, contrairement à ce que nous lui réclamons parce que c’est ce que nous désirons, ne peut fournir que des véracités circonstanciées, conditionnées par ses développements jamais achevés et donc validées par des preuves elles-mêmes circonstanciées. Ce qui explique sans doute que nous lui faisions désormais de moins en moins confiance, parce qu’elle ne répond pas à notre désir de vérité. Nous n’en retenons dorénavant que les usages du monde que nous pouvons technologiquement en tirer, qui nous masquent que le monde qu’elle dévoile diffère radicalement de celui que nous fantasmons et dont ils contribuent à perpétuer l’illusion.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Bouche-trou
(10 janvier 2026)

Là où le signifiant prolifère, là où le discours enfle, c’est toujours pour masquer le défaut irrémédiable du signifié. A méditer au sujet de la logorrhée qui se répand de plus en plus au sujet de (…)

Jeu de construction
(7 janvier 2026)

Que le langage tout entier ne soit qu’un système fonctionnel de signifiants, dans lequel le signifié n’est qu’une construction secondaire imposée par la nécessité de produire des significations (…)

Grégarité
(3 janvier 2026)

La meilleure façon d’en user avec le troupeau ? Ni berger, ni chien de berger et le moins possible mouton. — Par BLOOM

Peu engageante
(31 décembre 2025)

La raison ne nous séduit si peu que parce qu’elle offre peu de prises au ressentiment et à sa satisfaction rapide. — Par BLOOM