Déception

samedi 8 juillet 2023

A proprement parler il n’y a pas de vérités scientifiques parce que les preuves qu’on peut y apporter et qui y sont nécessaires y restent toujours susceptibles d’être remises en question. La science, contrairement à ce que nous lui réclamons parce que c’est ce que nous désirons, ne peut fournir que des véracités circonstanciées, conditionnées par ses développements jamais achevés et donc validées par des preuves elles-mêmes circonstanciées. Ce qui explique sans doute que nous lui faisions désormais de moins en moins confiance, parce qu’elle ne répond pas à notre désir de vérité. Nous n’en retenons dorénavant que les usages du monde que nous pouvons technologiquement en tirer, qui nous masquent que le monde qu’elle dévoile diffère radicalement de celui que nous fantasmons et dont ils contribuent à perpétuer l’illusion.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

On ne peut qu’y croire
(29 novembre 2025)

Nous sommes à ce point attachés à l’hypothèse de la présence effective du sens – c’est elle seule qui fait monde – que lorsqu’il nous semble en déceler un dans le monde nous lui accordons (…)

Morale guerrière
(26 novembre 2025)

On ne fait la guerre ni pour des raisons morales ni en respectant de quelconques règles se rapportant à une quelconque morale, mais pour des questions de rapports de forces, à conserver ou à (…)

Une question de propreté
(22 novembre 2025)

Bien souvent le manque de qualité, voire l’indignité des personnes avec lesquelles vous seriez amené à combattre pour une cause vous dégoûte de celle-ci, parce qu’ils suffisent à la salir. — (…)

Le diable est dans les détails
(19 novembre 2025)

Nos civilisations occidentales sont devenues des civilisations du particulier, du détail. Pas de la singularité, qu’elles poursuivent toujours plus de leur entreprise généralisée d’exclusion, (…)