Déception

samedi 8 juillet 2023

A proprement parler il n’y a pas de vérités scientifiques parce que les preuves qu’on peut y apporter et qui y sont nécessaires y restent toujours susceptibles d’être remises en question. La science, contrairement à ce que nous lui réclamons parce que c’est ce que nous désirons, ne peut fournir que des véracités circonstanciées, conditionnées par ses développements jamais achevés et donc validées par des preuves elles-mêmes circonstanciées. Ce qui explique sans doute que nous lui faisions désormais de moins en moins confiance, parce qu’elle ne répond pas à notre désir de vérité. Nous n’en retenons dorénavant que les usages du monde que nous pouvons technologiquement en tirer, qui nous masquent que le monde qu’elle dévoile diffère radicalement de celui que nous fantasmons et dont ils contribuent à perpétuer l’illusion.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Même pas méchant !
(23 septembre 2026)

L’homme globalement n’est pas méchant. Non pas que l’envie lui en manque, mais il ne dispose pas de suffisamment de puissance pour l’être. Il n’est donc que mauvais, c’est-à-dire qu’il prend un (…)

Principe de précaution
(19 septembre 2026)

On ne peut avoir d’indulgence pour autrui que si on a instauré avec lui une distance suffisante pour nous garantir de ne pas devoir en supporter les conséquences. — Par BLOOM

Trop tard !
(16 septembre 2026)

Une interprétation possible de la dépression post partum : que le corps se rende compte, de façon inconsciente, de l’erreur qu’il a commise en faisant croître l’espèce. — Par BLOOM

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM