Déception

samedi 8 juillet 2023

A proprement parler il n’y a pas de vérités scientifiques parce que les preuves qu’on peut y apporter et qui y sont nécessaires y restent toujours susceptibles d’être remises en question. La science, contrairement à ce que nous lui réclamons parce que c’est ce que nous désirons, ne peut fournir que des véracités circonstanciées, conditionnées par ses développements jamais achevés et donc validées par des preuves elles-mêmes circonstanciées. Ce qui explique sans doute que nous lui faisions désormais de moins en moins confiance, parce qu’elle ne répond pas à notre désir de vérité. Nous n’en retenons dorénavant que les usages du monde que nous pouvons technologiquement en tirer, qui nous masquent que le monde qu’elle dévoile diffère radicalement de celui que nous fantasmons et dont ils contribuent à perpétuer l’illusion.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Etais
(13 mai 2026)

Les mensonges ne dénaturent pas le monde – sa supposée vérité n’est qu’un mensonge qui a mieux convaincu, donc mieux réussi, que les autres – mais le font tenir debout et fonctionner à peu près. (…)

Un signe qui ne trompe pas
(9 mai 2026)

La marque de la puissance : en toute circonstance trouver – créer ? – le prétexte à se surmonter. — Par BLOOM

Un autre type de selfie
(6 mai 2026)

Le « roman » autobiographique est à la littérature ce que le selfie est à la photographie, un sous-produit narcissique de la consommation culturelle de masse qui prétend à une qualité qui lui fait (…)

Douce violence
(2 mai 2026)

Nous sommes devenus à ce point impuissants qu’il nous faut désormais justifier tout usage de la violence par une cause morale. En oubliant que toute morale est déjà la formalisation, au moins (…)