L’art contemporain

dimanche 5 janvier 2020

Ce qui caractérise l’art contemporain dans une très large part, c’est que le commentaire y prend le pas sur l’œuvre, s’y incorpore d’emblée, voire entend la remplacer – ce qu’il échoue toujours à faire parce qu’il ne fait que répéter là où elle survient singulièrement. Mais c’est exactement en celà qu’il est contemporain d’un monde qui entend de plus en plus n’être que son propre commentaire compulsif en recouvrant progressivement par la glose dans laquelle il se met en scène ce qu’il pourrait encore manifester de réel.

Les brèves dans Tribune

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM