Laissez-les vivre !

mercredi 28 février 2024

Il y a pure prétention à vouloir faire le bonheur de la multitude à sa place. D’abord parce que personne n’en a seul les capacités, ensuite parce que le bonheur qu’on lui propose alors est avant tout, voire exclusivement, le sien propre. Il vaut mieux la laisser faire ce à quoi elle s’entend le mieux, son propre malheur, qui finalement la contente assez bien tant qu’elle peut s’en plaindre et y fourbir ses ressentiments.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM

Sénilité
(25 mars 2026)

Faire tourner l’adversité à notre profit, comme moyen d’exercer notre puissance singulière, nous l’avons désappris, nous vieux européens. Parce que nous ne sommes même plus capables d’entendre (…)