Les ruses de la domination

mercredi 20 mars 2024

Les dominés subissent la plupart du temps une double peine. Celle de subir une domination effective, matérielle et symbolique. Et celle de l’irresponsabilité totale qu’on leur impute dans cette domination, qui leur serait toute extérieure. Ce qui est les priver de fait de toute responsabilité dans leur situation, même si effectivement celle-ci est toujours partielle et minoritaire, et donc des moyens propres de la modifier par eux-mêmes, pour continuer à les livrer à des opérations de libération externes qui ne sont qu’un moyen de continuer à les dominer. Être affranchi d’un exercice de pouvoir par une quelconque instance, c’est se plier encore à l’exercice de pouvoir qu’elle met en œuvre vous en affranchir.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM

Sénilité
(25 mars 2026)

Faire tourner l’adversité à notre profit, comme moyen d’exercer notre puissance singulière, nous l’avons désappris, nous vieux européens. Parce que nous ne sommes même plus capables d’entendre (…)