Les trois voies de l’art

vendredi 25 février 2022

En art il y a d’abord le contemporain, celui qui fait l’évènement et montre à qui en douterait que l’art est toujours vivant et visionnaire. Un contemporain qui à contre-pied de son qualificatif prétend annoncer le futur et la clôture finale de celui-ci dans ce qu’il propose. Et il y a le classique qui rappelle les valeurs artistiques supposées intemporelles qui fondent sur son passé, filtré par la culture du jour, les principes de son présent, même lorsqu’ils sont remis en cause par des avant-gardes qui in fine les justifient a contrario. Et puis il y a les inclassables, qu’il est bien obligé de prendre en compte au vu de la force singulière de leurs œuvres, mais qui gênent parce qu’ils sont intemporels, intempestifs, incomparables et qu’ils débordent toujours de quelque manière les classifications qu’il entend instaurer au nom de la vérité esthétique en dépit des efforts qu’il déploie pour les y réduire.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Principe de précaution
(19 septembre 2026)

On ne peut avoir d’indulgence pour autrui que si on a instauré avec lui une distance suffisante pour nous garantir de ne pas devoir en supporter les conséquences. — Par BLOOM

Trop tard !
(16 septembre 2026)

Une interprétation possible de la dépression post partum : que le corps se rende compte, de façon inconsciente, de l’erreur qu’il a commise en faisant croître l’espèce. — Par BLOOM

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM

Faut-il réagir ?
(9 septembre 2026)

Au fond de toute réaction il y a du ressentiment : on en veut de sa simple existence à ce à quoi on réagit. On ne peut pas le surmonter par sa propre affirmation, alors on s’y oppose. — Par BLOOM