Mauvaises raisons

samedi 13 avril 2024

Il ne faut jamais prêter foi aux raisons qu’on donne à une œuvre d’être survenue, qu’elles viennent de l’artiste ou de la critique. Comme toutes les « bonnes » raisons, elles ne sont inventées qu’a posteriori, pour se mettre et les mettre en règle avec la réalité, leur trouver des justifications régulièrement acceptables et tenter de désamorcer ce qui joue encore en elles de réel singulier.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Trop tard
(27 décembre 2025)

L’obtention, la conservation et l’extension de ce que nous considérons être notre confort, matériel et intellectuel, est ce qui nous conduit le plus sûrement aux pires renoncements. Dont nous ne (…)

Le caillou dans la chaussure de la signifiance
(24 décembre 2025)

Le problème du langage, et donc de toute langue, n’est pas le signifiant – il en a pléthore, quitte à l’inventer lorsque nécessaire. Mais de lui faire correspondre de façon suffisamment efficace (…)

Dépérissement
(20 décembre 2025)

Toute langue n’a d’autre référence, en dépit de sa prétention à dire la vérité du réel, que son propre système de fonctionnement. Lorsqu’elle dit cette supposée vérité, elle ne fait que doubler, (…)

Mauvaise pente
(17 décembre 2025)

Nous ne sommes si prompts à asservir, à nous asservir et à nous laisser asservir que parce que nous sommes une espèce grégaire. Et que cette grégarité requiert nécessairement une servitude (…)