Mauvaises raisons

samedi 13 avril 2024

Il ne faut jamais prêter foi aux raisons qu’on donne à une œuvre d’être survenue, qu’elles viennent de l’artiste ou de la critique. Comme toutes les « bonnes » raisons, elles ne sont inventées qu’a posteriori, pour se mettre et les mettre en règle avec la réalité, leur trouver des justifications régulièrement acceptables et tenter de désamorcer ce qui joue encore en elles de réel singulier.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

On ne peut qu’y croire
(29 novembre 2025)

Nous sommes à ce point attachés à l’hypothèse de la présence effective du sens – c’est elle seule qui fait monde – que lorsqu’il nous semble en déceler un dans le monde nous lui accordons (…)

Morale guerrière
(26 novembre 2025)

On ne fait la guerre ni pour des raisons morales ni en respectant de quelconques règles se rapportant à une quelconque morale, mais pour des questions de rapports de forces, à conserver ou à (…)

Une question de propreté
(22 novembre 2025)

Bien souvent le manque de qualité, voire l’indignité des personnes avec lesquelles vous seriez amené à combattre pour une cause vous dégoûte de celle-ci, parce qu’ils suffisent à la salir. — (…)

Le diable est dans les détails
(19 novembre 2025)

Nos civilisations occidentales sont devenues des civilisations du particulier, du détail. Pas de la singularité, qu’elles poursuivent toujours plus de leur entreprise généralisée d’exclusion, (…)