Numerus clausus

mercredi 3 janvier 2024

Tous les champs d’exercice de pouvoirs pratiquent à leur façon, de manière plus ou moins implicite, le numerus clausus, parce que les agents qui s’y rattachent, même s’ils luttent entre eux pour l’appropriation de la plus large part des exercices auxquels tel champ donne accès, s’entendent pour limiter leur nombre afin de ne pas disperser outre mesure ces derniers et faire ainsi baisser la valeur unitaire, symbolique et matérielle, qui se rapporte à chacun. Chacun de ces champs génère ainsi automatiquement un effet de clôture et d’exclusion, de quant-à-soi.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM