Victimes et bourreaux

samedi 22 janvier 2022

Une des inconséquences les plus graves et les plus dangereuses découlant du victimisme contemporain triomphant revient à considérer que toute victime, du seul fait de sa reconnaissance en tant que telle, se trouve nécessairement porteuse du Bien. C’est-à-dire à transposer systématiquement le dommage subi, relevant a priori du droit, en certificat de moralité inattaquable. Ce qui amène assez souvent à encenser des victimes qui ne valent guère mieux que leurs bourreaux et sont susceptibles de devenir les bourreaux de demain. Ce qui par ailleurs ne modifie en rien le fait que ceux d’aujourd’hui continuent à relever du droit pour les actes qu’ils ont pu commettre.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

La bonne raison
(4 mars 2026)

Beaucoup se désolent de ce que l’homme soit mauvais. Comme si se désoler d’une évidence pouvait y changer quoi que ce soit. Par contre on peut tout à fait se désoler de ce qu’il ne le soit (…)

Tout-à-fait inutile
(28 février 2026)

Penser n’a pas à être justifié de quelque manière que ce soit. Et surtout pas par l’utilité que ça pourrait avoir pour qui que ce soit, y compris pour qui pense. — Par BLOOM

Le sens du combat
(25 février 2026)

On ne combat jamais que des nécessités arbitraires et circonstanciées, pour les remplacer par d’autres de même facture mais qui nous semblent nous convenir mieux. — - Par BLOOM

De la nouvelle sorte de désert
(21 février 2026)

Avant on parlait dans le désert lorsque son discours se perdait dans le vide environnant des auditeurs potentiels. Aujourd’hui on parle dans le bruit toujours plus envahissant produit par leurs (…)