Kairos
(3 juin 2026)
Le grand homme, celui qui est communément reconnu tel, est celui qui se retrouve au bon moment au bon endroit et qui en tire tout le profit. Une somme de hasards irremplaçable. — Par BLOOM
samedi 28 août 2021
Notre monde est pris dans une double entreprise de binarisation, matérielle et culturelle. La première du fait de la numérisation de la quasi-totalité des flux d’information qui est opérée sur une base binaire, le bit. La seconde du fait de la moralisation systématique de tous les objets culturels, matériels et symboliques, qui réduit peu à peu leur valorisation aux seuls prédicats de bien et mal, éliminant toute nuance dans les appréciations et jugements qu’on peut former les concernant. Ce qui conduit à une communautarisation de la culture qui ne fonctionne plus que par oppositions tranchées et face-à-face multiples. Ces deux processus de binarisation se font écho et renvoient désormais en miroir l’un à l’autre, la binarisation matérielle, du fait de l’immédiateté et la généralisation des échanges qu’elle permet, favorisant le développement accéléré de la binarisation culturelle et celle-ci exigeant l’extension du développement de la première pour propager le plus efficacement possible ses opinions. Comme un processus auto-entretenu de viralités jumelles et réciproques.
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Par Bloom
Le grand homme, celui qui est communément reconnu tel, est celui qui se retrouve au bon moment au bon endroit et qui en tire tout le profit. Une somme de hasards irremplaçable. — Par BLOOM
La jeunesse et la vieillesse sont des âges de déraison. La première par présomption, la seconde par débilité. Et entre les deux règne l’inconséquence. — Par BLOOM
Ce que nous reprochons fondamentalement à la science, surtout depuis qu’elle l’a irrémédiablement démontré, et qui fait que nous nous détournons à nouveau d’elle après nous y être voués, est son (…)
L’entêtement que nous mettons à doter le monde d’un sens, qui de plus nous concerne, montre malheureusement qu’en dépit de notre prétention à l’avoir accompli le meurtre de dieu reste pour nous de (…)