De l’indignité à l’indignation

mercredi 25 août 2021

Lorsque par paresse, laisser-aller, inconséquence, on a laissé toute latitude à l’indignité pour s’installer – qu’elle nous touche directement ou qu’elle concerne autrui – rien n’est plus opportun, pour se donner quand-même bonne conscience, que de s’indigner le plus bruyamment possible de ses conséquences les plus indirectes et les plus anodines, moyen de donner le spectacle d’une dignité qu’on a depuis longtemps reniée.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM

Faut-il réagir ?
(9 septembre 2026)

Au fond de toute réaction il y a du ressentiment : on en veut de sa simple existence à ce à quoi on réagit. On ne peut pas le surmonter par sa propre affirmation, alors on s’y oppose. — Par BLOOM

Jardin d’enfants
(5 septembre 2026)

Un des symptômes les plus visibles de notre infantilisation galopante consiste à réclamer haut et fort notre droit à l’autonomie lorsque celle-ci ne nous coûte aucun effort, mais à exiger l’aide (…)

A l’étroit
(2 septembre 2026)

Nous ne percevons que ce que nous permet notre perception et selon les modalités qu’elle nous impose. D’où on doit conclure à la relative exiguïté de notre monde. — Par BLOOM