Bonnes et mauvaises raisons

mercredi 22 novembre 2023

Ce qui importe quand à nos actes sont les effets qu’ils produisent dans le monde et non les raisons, bonnes ou mauvaises, qui nous y ont poussé. Parce que ces effets le modifient effectivement. Alors que ces raisons nous restent très largement inconnues et inconnaissables, découlant de l’agonistique compliquée des multiples déterminations qui nous individuent qui nous échappe à peu près intégralement sous couvert de subjectité réaliste. Qu’on ne peut donc jamais les qualifier de bonnes ou mauvaises parce qu’on ne peut prévoir ni le résultat de cette agonistique ni ses effets. Parce que finalement la qualification qu’on entend leur donner est morale et que toute morale est contingente au lieu et à l’époque où elle se dit.
— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Beaucoup de bêlements pour rien
(8 août 2026)

L’inconséquence de notre instinct grégaire se mesure à l’aporie dans laquelle il ne cesse de se fourvoyer. Impuissant à supporter la solitude, chacun se plaint néanmoins systématiquement de ce que (…)

Au royaume des aveugles
(5 août 2026)

L’évidence manifeste la cécité de la pensée. — Par BLOOM

La valeur travail
(1er août 2026)

Du fait de son caractère fondamentalement réglé et générique, le travail implique nécessairement l’interchangeabilité globale de ceux qui s’y plient, même si la différence des compétences et (…)

Les fondements de la moralité
(29 juillet 2026)

Nous ne restons décidément si moraux, en dépit des désirs qui nous travaillent, que parce que nous trouvons en toute morale une justification facile à notre impuissance. — Par BLOOM