Ce qui décide

samedi 26 août 2023

Le jeu compliqué – quelquefois agonistique, quelquefois coopératif – que mènent entre elles, en chaque situation que nous expérimentons, les déterminations de divers ordres qui nous individuent – phylogénétiques, ontogénétiques, héréditaires, sociales, culturelles – débouche toujours sur une décision qui dépend de leurs rapports de forces circonstanciés et relatifs. Et cette décision est bien singulièrement la nôtre, même si nous n’en décidons jamais consciemment, quoique nous tentions toujours a posteriori de nous en donner l’illusion. Elle est de notre responsabilité, parce qu’elle manifeste à chaque fois notre individuation propre, mais on ne peut nous en imputer aucune culpabilité, parce que nous ne l’avons pas choisie.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Trop tard
(27 décembre 2025)

L’obtention, la conservation et l’extension de ce que nous considérons être notre confort, matériel et intellectuel, est ce qui nous conduit le plus sûrement aux pires renoncements. Dont nous ne (…)

Le caillou dans la chaussure de la signifiance
(24 décembre 2025)

Le problème du langage, et donc de toute langue, n’est pas le signifiant – il en a pléthore, quitte à l’inventer lorsque nécessaire. Mais de lui faire correspondre de façon suffisamment efficace (…)

Dépérissement
(20 décembre 2025)

Toute langue n’a d’autre référence, en dépit de sa prétention à dire la vérité du réel, que son propre système de fonctionnement. Lorsqu’elle dit cette supposée vérité, elle ne fait que doubler, (…)

Mauvaise pente
(17 décembre 2025)

Nous ne sommes si prompts à asservir, à nous asservir et à nous laisser asservir que parce que nous sommes une espèce grégaire. Et que cette grégarité requiert nécessairement une servitude (…)