De l’indignité à l’indignation

mercredi 25 août 2021

Lorsque par paresse, laisser-aller, inconséquence, on a laissé toute latitude à l’indignité pour s’installer – qu’elle nous touche directement ou qu’elle concerne autrui – rien n’est plus opportun, pour se donner quand-même bonne conscience, que de s’indigner le plus bruyamment possible de ses conséquences les plus indirectes et les plus anodines, moyen de donner le spectacle d’une dignité qu’on a depuis longtemps reniée.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Faux espoir
(14 février 2026)

On ne convainc jamais autrui par la force de ses raisonnements, mais parce que de quelque façon on a réussi à satisfaire un de ses affects. Ce qui explique que la conviction soit cause de tant de (…)

Au rebut !
(11 février 2026)

Lorsque la morale se retourne contre ceux qui l’édictent et qui en usent pour conformer les comportements globaux du plus grand nombre à leur avantage, et qu’elle les oblige à se plier aux mêmes (…)

La loi du discours
(7 février 2026)

La discursivité et la loi ont fondamentalement un rapport très étroit. De manière évidente pour la seconde puisqu’elle n’existe et ne peut avoir d’effets que par les discours qui l’énoncent et la (…)

Résurgences
(4 février 2026)

La violence matérielle, en dépit de ce que prétendent les discours populistes qui cherchent à capitaliser du ressentiment pour en faire un marchepied à leurs désirs d’exercice des pouvoirs, est en (…)