De l’indignité à l’indignation

mercredi 25 août 2021

Lorsque par paresse, laisser-aller, inconséquence, on a laissé toute latitude à l’indignité pour s’installer – qu’elle nous touche directement ou qu’elle concerne autrui – rien n’est plus opportun, pour se donner quand-même bonne conscience, que de s’indigner le plus bruyamment possible de ses conséquences les plus indirectes et les plus anodines, moyen de donner le spectacle d’une dignité qu’on a depuis longtemps reniée.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Indigne !
(7 mars 2026)

Éprouver de l’indignation est la preuve de l’impuissance où on se trouve d’agir sur ce qui la provoque pour le modifier à notre convenance. La manifester y rajoute la présomption vulgaire de (…)

La bonne raison
(4 mars 2026)

Beaucoup se désolent de ce que l’homme soit mauvais. Comme si se désoler d’une évidence pouvait y changer quoi que ce soit. Par contre on peut tout à fait se désoler de ce qu’il ne le soit (…)

Tout-à-fait inutile
(28 février 2026)

Penser n’a pas à être justifié de quelque manière que ce soit. Et surtout pas par l’utilité que ça pourrait avoir pour qui que ce soit, y compris pour qui pense. — Par BLOOM

Le sens du combat
(25 février 2026)

On ne combat jamais que des nécessités arbitraires et circonstanciées, pour les remplacer par d’autres de même facture mais qui nous semblent nous convenir mieux. — - Par BLOOM