Elle est passée par ici, elle repassera par là !

samedi 11 septembre 2021

La singularité nous pose un problème insoluble parce que nous ne disposons d’aucun moyen d’agir de quelque façon que ce soit sur elle. Nous ne pouvons ni l’empêcher, ni la susciter, ni la commander, ni l’acquérir, ni la repousser, ni même l’induire ou la suggérer. Ce n’est pas une opinion que nous pouvons propager, un produit que nous pouvons vendre ou acheter, une notion que nous pouvons enseigner, une attitude que nous pouvons inculquer. Elle survient à l’improviste, s’affirme intempestivement, s’éclipse sans que nous puissions la retenir. C’est ce qui la rend si insupportable au plus grand nombre et si précieuse à ceux qu’elle visite quelquefois.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM

Sénilité
(25 mars 2026)

Faire tourner l’adversité à notre profit, comme moyen d’exercer notre puissance singulière, nous l’avons désappris, nous vieux européens. Parce que nous ne sommes même plus capables d’entendre (…)