Hubris

samedi 5 août 2023

Ce qui fait la plus grande part des contenus de notre monde, part qui ne cesse de s’étendre, est de moins en moins aux dimensions de notre perception, donc de notre intellection. Villes, moyens technologiques, distances, outils de production et de destruction. Nous en avons de plus en plus d’usages, mais nous ne sommes plus capables d’en évaluer ni les effets exacts ni les conséquences réelles. Ces usages mêmes sont calculés pour nous donner l’illusion de la maîtrise, mais de fait ils excédent nos moyens d’appréhension et de compréhension et nous soumettent insidieusement à leurs procéduralité fonctionnaliste. Notre désir de démesure nous condamne désormais à être les serviteurs des prothèses qu’il a engendrées pour tenter de se satisfaire et qui désormais le manipulent.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Leçon de modestie
(8 avril 2026)

En dépit de nos prétentions, de notre science et de nos technologies, nous ne savons effectivement que très peu de choses. Et ce peu devrait nous inciter à prendre la mesure de l’étendue de notre (…)

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)