Hubris

samedi 5 août 2023

Ce qui fait la plus grande part des contenus de notre monde, part qui ne cesse de s’étendre, est de moins en moins aux dimensions de notre perception, donc de notre intellection. Villes, moyens technologiques, distances, outils de production et de destruction. Nous en avons de plus en plus d’usages, mais nous ne sommes plus capables d’en évaluer ni les effets exacts ni les conséquences réelles. Ces usages mêmes sont calculés pour nous donner l’illusion de la maîtrise, mais de fait ils excédent nos moyens d’appréhension et de compréhension et nous soumettent insidieusement à leurs procéduralité fonctionnaliste. Notre désir de démesure nous condamne désormais à être les serviteurs des prothèses qu’il a engendrées pour tenter de se satisfaire et qui désormais le manipulent.
— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Faux espoir
(14 février 2026)

On ne convainc jamais autrui par la force de ses raisonnements, mais parce que de quelque façon on a réussi à satisfaire un de ses affects. Ce qui explique que la conviction soit cause de tant de (…)

Au rebut !
(11 février 2026)

Lorsque la morale se retourne contre ceux qui l’édictent et qui en usent pour conformer les comportements globaux du plus grand nombre à leur avantage, et qu’elle les oblige à se plier aux mêmes (…)

La loi du discours
(7 février 2026)

La discursivité et la loi ont fondamentalement un rapport très étroit. De manière évidente pour la seconde puisqu’elle n’existe et ne peut avoir d’effets que par les discours qui l’énoncent et la (…)

Résurgences
(4 février 2026)

La violence matérielle, en dépit de ce que prétendent les discours populistes qui cherchent à capitaliser du ressentiment pour en faire un marchepied à leurs désirs d’exercice des pouvoirs, est en (…)