Hubris

samedi 5 août 2023

Ce qui fait la plus grande part des contenus de notre monde, part qui ne cesse de s’étendre, est de moins en moins aux dimensions de notre perception, donc de notre intellection. Villes, moyens technologiques, distances, outils de production et de destruction. Nous en avons de plus en plus d’usages, mais nous ne sommes plus capables d’en évaluer ni les effets exacts ni les conséquences réelles. Ces usages mêmes sont calculés pour nous donner l’illusion de la maîtrise, mais de fait ils excédent nos moyens d’appréhension et de compréhension et nous soumettent insidieusement à leurs procéduralité fonctionnaliste. Notre désir de démesure nous condamne désormais à être les serviteurs des prothèses qu’il a engendrées pour tenter de se satisfaire et qui désormais le manipulent.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Même pas méchant !
(23 septembre 2026)

L’homme globalement n’est pas méchant. Non pas que l’envie lui en manque, mais il ne dispose pas de suffisamment de puissance pour l’être. Il n’est donc que mauvais, c’est-à-dire qu’il prend un (…)

Principe de précaution
(19 septembre 2026)

On ne peut avoir d’indulgence pour autrui que si on a instauré avec lui une distance suffisante pour nous garantir de ne pas devoir en supporter les conséquences. — Par BLOOM

Trop tard !
(16 septembre 2026)

Une interprétation possible de la dépression post partum : que le corps se rende compte, de façon inconsciente, de l’erreur qu’il a commise en faisant croître l’espèce. — Par BLOOM

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM