Les aventures du corps

samedi 16 décembre 2023

Nous croyons avoir libéré le corps parce que nous lui avons donné une visibilité globale qu’il n’avait plus depuis des siècles, simplement en l’esthétisant. Mais ce faisant nous n’avons fait que l’éloigner un peu plus de la viande singulière qui offusque toujours autant toutes les cultures. Ce corps-là, réduit à une visibilité extrême, n’est plus qu’une image, pire une icône sacrée, à laquelle chacun doit désormais ses dévotions.
— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Tous les chemins mènent à Rome
(8 juillet 2026)

La compassion morale n’est pas moins égoïste que la froide indifférence. Ce ne sont que deux façons différentes de satisfaire ce que l’égoïsme réclame nécessairement de chacun de nous. — Par BLOOM

Sur le fléau de la balance
(4 juillet 2026)

Ce qui plaide le plus sûrement contre la vie humaine est sa médiocrité globale et le dégoût qu’elle peut inspirer. Ce qui néanmoins plaide le plus en sa faveur est que même lorsqu’on en a (…)

Mouton enragé
(1er juillet 2026)

Le ressentiment est de nature fondamentalement grégaire parce qu’il se renforce systématiquement du fait de la justification qu’il trouve d’être partagé par la foule. — Par BLOOM

Le ventre de la bête
(27 juin 2026)

Rien n’autorise plus largement les excès de l’exercice global des pouvoirs que le ressentiment qu’il provoque et entretient auprès du plus grand nombre à l’encontre de certains individus ou (…)