Pousse au crime

samedi 8 octobre 2022

Le nombre dilue la responsabilité individuelle parce qu’on la considère réduite à partir du moment où elle est partagée avec d’autres et d’autant plus qu’ils sont nombreux. C’est ce qui rend les foules dangereuses parce que toute responsabilité s’y perd et qu’elles se trouvent de ce fait livrées aux plus bas instincts communs sans que personne ne s’en offusque, avec l’immédiat assentiment de tous et avec le sentiment jubilatoire de n’enfreindre aucune règle ni morale ni éthique. Il y a un plaisir spécifique de la foule à faire masse qui la pousse à tous les excès.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

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(4 juillet 2026)

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Mouton enragé
(1er juillet 2026)

Le ressentiment est de nature fondamentalement grégaire parce qu’il se renforce systématiquement du fait de la justification qu’il trouve d’être partagé par la foule. — Par BLOOM

Le ventre de la bête
(27 juin 2026)

Rien n’autorise plus largement les excès de l’exercice global des pouvoirs que le ressentiment qu’il provoque et entretient auprès du plus grand nombre à l’encontre de certains individus ou (…)

Cousinage
(24 juin 2026)

L’indignation bruyante, publique, outrancièrement moralisatrice, n’est que le moyen de masquer l’indignité qui, pour conserver son confort, se refuse à agir directement contre ce qu’elle dénonce. (…)