Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)
La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM
mercredi 15 septembre 2021
Nous accumulons un tel ressentiment envers le monde tel qu’il advient, parce qu’il ne satisfait jamais suffisamment rapidement et complètement nos moindres désirs – nous avons oublié depuis bien longtemps, leurrés que nous sommes par la quantité d’usages que nous en suggère avec insistance la technologie, qu’il n’est pas là pour ça, qu’il nous est largement indifférent – que tout évènement qui y survient, si minime soit-il, est prétexte à une victimisation, plus ou moins étendue, des personnes qu’il touche. Et qu’il convient de prendre un soin spécifique de ces victimes toujours plus nombreuses, d’abord en reconnaissant leur droit imprescriptible au statut de victime, ensuite en les soutenant moralement et psychologiquement, enfin en les dédommageant symboliquement et matériellement, quelquefois les deux, de leur situation. C’est-à-dire en leur donnant les moyens de se venger de leur existence dans le monde.
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Par Bloom
La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM
Au fond de toute réaction il y a du ressentiment : on en veut de sa simple existence à ce à quoi on réagit. On ne peut pas le surmonter par sa propre affirmation, alors on s’y oppose. — Par BLOOM
Un des symptômes les plus visibles de notre infantilisation galopante consiste à réclamer haut et fort notre droit à l’autonomie lorsque celle-ci ne nous coûte aucun effort, mais à exiger l’aide (…)
Nous ne percevons que ce que nous permet notre perception et selon les modalités qu’elle nous impose. D’où on doit conclure à la relative exiguïté de notre monde. — Par BLOOM