Impensé et impensable

mercredi 21 septembre 2022

Toute culture impose un impensé qui correspond au champ conceptuel qu’elle ouvre, mais aussi qu’elle clôt, pour qui y nait et y existe. En tout premier lieu par la langue dont elle use et à qui elle assigne des significations spécifiques. Celle-ci de son côté définit en creux un impensable, du fait de la finitude de son lexique et des règles de sa syntaxe qui structurent et limitent les possibilités de formulation de ce que nous pouvons penser.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

La bonne raison
(4 mars 2026)

Beaucoup se désolent de ce que l’homme soit mauvais. Comme si se désoler d’une évidence pouvait y changer quoi que ce soit. Par contre on peut tout à fait se désoler de ce qu’il ne le soit (…)

Tout-à-fait inutile
(28 février 2026)

Penser n’a pas à être justifié de quelque manière que ce soit. Et surtout pas par l’utilité que ça pourrait avoir pour qui que ce soit, y compris pour qui pense. — Par BLOOM

Le sens du combat
(25 février 2026)

On ne combat jamais que des nécessités arbitraires et circonstanciées, pour les remplacer par d’autres de même facture mais qui nous semblent nous convenir mieux. — - Par BLOOM

De la nouvelle sorte de désert
(21 février 2026)

Avant on parlait dans le désert lorsque son discours se perdait dans le vide environnant des auditeurs potentiels. Aujourd’hui on parle dans le bruit toujours plus envahissant produit par leurs (…)